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mardi 27 février 2024

Cette page présente quelques infographies issues des données de l’annuaire en ligne PositiveBlockchain.io

Création de l’annuaire : 2017
Nombre de projets en juillet 2022 : 1 273
Nombre de projets actifs : 692
Nombre de projets inactifs : 581

Répartition des projets par catégories

 

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Classement par catégorie selon le nombre de projets actifs

 

La répartition des projets entre les quatorze catégories de l’annuaire montre que, sans surprise, « Monnaie électronique pair-à-pair et argent programmable » est celle qui recueille le plus de projets, quasiment deux fois plus que les deux catégories suivantes, « Identité et propriété » et « Santé ».

En effet, Bitcoin, mis en œuvre en 2009, est d’abord un système de Monnaie électronique pair-à-pair, ouvert à tous, sans autorisation préalable ni censure. Les thèmes de l’identité numérique et de la tenue d’un registre de propriété recensent 71 initiatives blockchains actives, ce qui témoigne également de l’intérêt grandissant autour de l’identité décentralisée et du changement de paradigme qu’il implique, et dont nous parlons dans le chapitre « Identité et propriété ».

Contrairement à une idée reçue, les blockchains n’entraînent pas automatiquement une forte dépense énergétique et 68 projets s’inscrivent directement dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de l’environnement, la plupart de ces projets étant construits sur des blockchains à faible impact environnemental (Voir chapitre « environnement et climat »).

Répartition des Objectifs de développement durable

Les 692 projets actifs de l’annuaire montrent que l’Objectif de développement durable (ODD) qui rencontre le plus d’occurrences est l’ODD 1 « pas de pauvreté ». Si ce dernier arrive en premier, c’est qu’il recoupe beaucoup de projets référencés dans la catégorie « Monnaie Électronique en pair-à-pair et Argent Programmable », qui recense le plus de projets dans l’annuaire. En effet, plusieurs sous-catégories de « Monnaie Électronique en pair-à-pair et Argent Programmable » ont un lien direct avec l’Objectif de développement durable 1. Parmi celles-ci, on peut notamment citer « transactions et paiements en pair-à-pair », « inclusion financière », « financement participatif » ou encore « revenu de base ». Pour corréler les catégories et sous-catégories de l’annuaire avec les Objectifs de développement durable (ODD), nous nous sommes appuyés sur le Toniic SDG Impact Theme Framework (Voir Méthodologie). Il est important de préciser que le nombre d’occurrences de l’Objectif de développement durable 1 est aussi dû à la présence de projets n’ayant pas principalement pour but de lutter contre la pauvreté, mais qui de facto y contribuent. Ceci illustre la transversalité des Objectifs de développement durable.

Géographie des projets

La répartition géographique du siège social des projets montre une nette domination des Etats-Unis. Les neuf pays suivants sont l’Australie, Singapour, le Canada, les Pays-Bas, la France, l’Allemagne, la Suisse et le Royaume-Uni.

Il convient toutefois de noter que cette carte ne montre pas les pays dans lesquels ces initiatives blockchains sont déployées. En effet, de nombreuses organisations ont leur siège social dans des pays de l’hémisphère nord alors que beaucoup développent des activités dans l’hémisphère sud. Il s’avère en effet que des initiatives blockchains ont émergé un peu partout dans le monde, et que le taux d’adoption des crypto-actifs par le grand public enregistre la plus forte progression en Afrique, en Amérique Latine et en Asie du Sud-Est, comme nous le décrivons dans le Chapitre « Monnaie électronique pair-à-pair et argent programmable ». De plus, il convient également d’indiquer que cette carte n’indique pas les projets dont le siège social ne correspond à aucun pays, du fait de la nature décentralisée de l’initiative, comme certaines Organisations autonomes décentralisées (DAO*).

Par année

Le développement d’initiatives reposant sur des blockchains, qu’elles soient en relation ou non avec les Objectifs de Développement Durable, semble lié au lancement des blockchains de deuxième génération, dont Ethereum lance le coup d’envoi en 2015 et dont un pic est atteint début 2018, coïncidant avec la chute du cours du bitcoin dont la valorisation est passée de 16 000 € à 6 000 € en quelques mois. De plus, l’évolution du nombre de projets ressemble sensiblement aux cinq « cycles du hype1 » du cabinet Gartner : « Lancement de la technologie, Pics des attentes exagérées, Gouffre des désillusions, Pente de l’illumination, Plateau de productivité2 ». Ce « cycle du hype » traduit l’évolution de l’intérêt pour une nouvelle technologie et non son adoption.

1 « Blockchain Expectations and Realities From 2017 To 2021 And Beyond », Jorge Ordovás, August 30, 2021
2 Ibid.

Par type d'organisation

Sur les 692 projets actifs dans l’annuaire, 449 sont portés par des startups, soit 65%. Les DAO* ne comptent que pour 4 % des projets actifs, tandis que 10 % sont portés par des entreprises. Enfin, les ONG et les projets à but non-lucratifs représentent 8 % desdits projets. Les projets blockchains s’inscrivant dans la poursuite d’un ou plusieurs Objectifs de développement durable sont donc portés aux trois-quarts par le secteur privé.

Type de blockchain

Sur les 692 projets référencés dans l’annuaire, 266 reposent sur des blockchains publiques et 57 revendiquent mettre en œuvre une blockchain privée. Il est intéressant de noter le nombre considérable de projets, 366, qui déclarent mettre en œuvre une blockchain sans toutefois spécifier laquelle ou quel type de blockchain est mise en œuvre. S’il est probable que ces projets utilisent une blockchain privée dont la gouvernance revient à des acteurs authentifiés et accrédités au préalable, il n’est pas possible de vérifier ces informations. Ceci témoigne de l’effervescence autour de certains projets blockchains qui n’en ont cependant que le nom. En faisant uniquement le ratio blockchains publiques/total des projets actifs, il s’avère que 38,5 % des projets dans l’annuaire sont déployés sur une blockchain publique.

Par blockchain de premier niveau

Parmi les projets actifs dans l’annuaire dont la blockchain est publique, Ethereum est la blockchain la plus utilisée, suivie de Bitcoin, puis Cardano. La blockchain Ethereum, de par son antériorité par rapport aux autres, confirme son pouvoir d’attraction auprès des développeurs informatiques, et a fortiori, des développeurs travaillant sur des projets blockchains à impact social et environnemental. Selon un rapport publié en 2021 par Electric Capital1, « plus de 4 000 développeurs de logiciels libres actifs mensuellement travaillent sur le réseau Ethereum2 », suivi par les communautés Polkadot, Cosmos, Solana, et Bitcoin. De plus, Ethereum est la blockchain publique la plus polyvalente : il est possible de coder des smart contracts*, de développer des applications décentralisées* ainsi que de construire des DAO*, tout en utilisant l’Ether, son crytpo-actif natif, comme moyen de paiement.

1 « Electric Capital Developer Report (2021) », Maria Shen, Medium, January 5, 2022, https://medium.com/ electric-capital/electric-capital-developer-report-2021-f37874efea6d
2 Ibid.